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dimanche 15 février 2015

Mike Branson... ou ma première icône porno gay.

Des millions de corps et de queues ont défilé devant mes yeux, que ce soit dans ma vie personnelle ou dans ma vie de pornographe mais rares sont les personnes qui m'ont marqué comme Mike Branson.

Je l'ai découvert alors que j'étais vraiment très jeune. Par hasard, je tombe sur un magasine porno gay, Bo Défi, derrière la gare de mon petit village. On est alors en 1997 et le porno, pour moi, c'est juste doux et frais : ça me chatouille, ça commence doucement à me fasciner. Toujours est-il que ce fameux Mike Branson m'a tapé dans l'oeil : brun, bronzé, musclé et avec une queue à me donner automatiquement l'envie de me mettre à genoux pour me faire baiser la gorge sans discuter.


Au fur et à mesure que je feuilletais les pages, je sentais le désir monter en moi, je bandais tellement! Wow. Mike Branson aurait pû, avec son physique, devenir le plus grand des acteurs ou des mannequins mais il avait décidé d'offrir son physique à l'industrie du porn et ça m'excitait encore plus. J'ai rangé le magasine dans ma cachette d'ado en me disant qu'il fallait que j'en sache un peu plus sur cet homme car il m'avait réconcilié avec l'homosexualité : il était possible d'avoir des hommes comme Mike Branson dans sa vie et dans son lit, il suffit d'aller les chercher.
Sauf que dans la vie d'un jeune, surtout à la fin des années 90, il est quand même super difficile de se constituer un stock d'articles pornos, encore plus quand il s'agit de porno gay. A cet époque, on est quand même très loin de la fibre optique et de la 4G mais parce qu'il m'excite, je décide de tout faire car je ne peux me contenter de ces images... Il y a son regard, à la fois mystérieux et expressif mais aussi son corps qui me laisse penser qu'il a sûrement de superbes performances à la clé... Et c'est seulement en me procurant un DVD Rom que j'ai réussi à voir le superbe Mike Branson en action et là... Je pense ne m'en être jamais remis.





Ce que j'aime chez Mike Branson, c'est d'abord le fait qu'il soit plus qu'un bogosse bien monté. C'est le maitre expressif, le genre de performer qui a donné un peu d'âme à sa profession en niant pas son plaisir qui n'apparait pas exagéré. Mike jouit, soupire, souffle, bande et cela tient à son visage qui laisse passer toute forme d'expression. Et pour couronner le tout : on a toujours le droit à de jolis filets de spermes qui, en temps normal seraient banales, mais qui pour Mike Branson ont l'impression d'être le fruit d'un effort, d'être un soulagement mais aussi libératrices. Forcément, je suis tellement en adoration devant lui que si j'étais sur place, je lècherai chaque goute de son sperme avec lequel je pense que je jouerai longtemps dans ma bouche avant de l'avaler goulûment avant de nettoyer sa queue avec ma langue, ne serait-ce que pour le voir gémir encore un instant.

Par la suite, il m'est arrivé de demander à mes partenaires sexuels qui voulaient savoir "ce que j'aime" de le prendre en exemple. Plus qu'un fantasme, Mike Branson est devenu pour moi une référence, une espèce de moyenne à avoir pour me sauter. Je me rappelle de ces hommes que je voyais et à qui je disais d'aller louer une VHS pour le voir en action et étudier sa technique s'ils veulent savoir ce que j'aime. Je précise également que les scènes de Mike traitent généralement de la même chose : il joue le mec hétéro qui craque exceptionnellement pour un homo et finit par le baiser sans regret et sans minimer son plaisir et pour moi, en tant que mec qui a passé sa jeunesse à me faire baiser par des mecs de cité, dans des voitures ou dans des chambres obscures, Mike Branson représente le fantasme par excellence. 
Ma première virée à Paris dans un sex shop m'a mené tout droit vers son "rayon". Je me rappelle avoir discuté vec le propriétaire des lieux qui m'avait longuement parlé de lui. Il m'expliquait que ses VHS avait un succès incroyable en cabine et à l'achat et qu'un certains nombre d'articles dérivés (godes, calendriers, etc...) se sont vendus très rapidement. Et là, bizarrement, on est plus du tout excité. Pourquoi ? Parce qu'on se dit qu'on doit le partager, qu'il n'appartient pas juste à notre imaginaire mais qu'il s'agit d'un vrai mec qui fait bander des milliers d'autres mecs et qu'il n'est pas un mec qu'on a vu dans la rue même si tomber sur lui dans un magasine mystérieusement abandonné sur un parterre en béton donne cette impression. 

Avec la venue d'internet, je n'ai pas pû m'empêcher de faire des recherches sur lui. Rapidement, j'ai commandé tous ses films au point de devenir incollable sur le mystère Mike Branson. Certains l'ont vu comme un gay refoulé, d'autres comme un Gay For Pay, mais moi je le verrai toujours comme un initiateur pornographique, un performer artistique qui m'a fait jouir au point de me toucher à l'extrême et de rêver d'être à sa disposition. Je peux me lasser de certaines scènes mais les siennes sont tellement belles et bandantes, condensent tellement un esthétisme et une performance de haut niveau que je finis toujours par y revenir...

Je dois à Mike Branson de superbes découvertes. Bien que son orientation sexuelle soit couverte d'un certain mystère, Mike apparait comme un hétéro qui s'est fait bouffer le cul (comme certains lascars qui se la jouent hétéro mais qui fondent dès que je lèche l'entrée de leur anus au point d'arriver à me supplier de leur faire que ça), qui n'a pas hésité à expérimenter les positions les plus folles et cela avec pas mal de beau monde. J'aime le voir bander pendant qu'on lui lèche le cul, le voir pousser des gémissements qui montrent combien cette pratique, trop souvent jugée comme homosexuelle, est pourtant universelle. Non, un anulingus n'est pas automatiquement un préliminaire pour faciliter une sodomie mais avant tout une superbe friandise, un régal autant pour celui qui pratique que celui qui reçoit. Vous ne me croyez pas ? Allez demander à Rocco Siffredi, Manuel Ferrara, Steve Holmes, Nacho Vidal ou n'importe quel légende du porno hétéro.

De l'avis général, la meilleure scène de Mike Branson est celle qu'il partage avec le superbe Tom Chase dans California Kings. Contrairement à l'idée répandue lorsqu'il s'agit du porno, le contexte et le texte est important. Les deux jouent des amis hétéros qui se connaissent depuis longtemps mais sont amenés à partager une chambre. Jusque là tout va bien. Sauf que Mike se sent tellement bien, tellement à l'aise qu'il en bande et propose donc à notre ami Tom Chase s'il souhaite s'occuper de sa magnifique queue :


Franchement, vous, à sa place, que feriez-vous ? En ce qui me concerne, il n'aurait même pas à demander ou à finir sa question... Enfin, bref. S'ensuivent des séquences hot entre les deux étalons. Ca suce Mike Branson et ça accueille sa queue après s'être vraiment bien fait dilater le cul avec un doitage progressif à filer des boules dans la gorge :





Avant cette scène, Tom Chase n'apparaissait que dans dans rôles d'actifs. On peut dire que Mike l'aura franchement dépravé et cela pour mon plus grand plaisir. Il parait que Tom a flash sur Mike dès qu'il l'a vu dans son premier film, Mandlers, avec Tony Manchester. Comme on le comprends... Finalement, il a réussi à obtenir des studios falcon la promesse d'une scène exclusive (ils ont tourné une scène ensemble mais avec deux autres performers); la "légende" raconte que les deux  porno stars auraient baisé 3 à 4 fois ensemble par jour pendant une semaine pour, soit disant "se préparer" à cette scène, de quoi exciter le peuple! Toujours est-il qu'après avoir explosé le cul de Tom Chase et avoir fait bander des centaines de milliers de fans, Mike Chase a disparu de la surface de la terre... On raconte pas mal de choses sur lui, qu'il serait devenu scientologie, prête bouddhiste, qu'il serait devenu avocat et candidat au congrès américain, père de jumeaux mariés à une ancienne prostituée, enfin bref, les stars du porno sont des stars et n'échappent pas à la règle des mythes colportés sur leur dos... La vérité importe peu pour moi, ce qui importe réellement c'est que Mike Branson a réussi à me faire rêver, à m'émoustiller, à explorer mes fantasmes et à regarder la pornographie toujours comme un instrument de plaisir et une façon de renouveler mon désir. Merci Mike Branson.


Je suis un pornographe



J’ai arrêté d'écouter la société qui juge ses déviants, qui condamnent ceux qui regardent ça mais moi, j'ai décidé de dire la vérité : j’adore la pornographie. J'adore ces scènes de sexe, les contextes dans lesquels on voit des femmes et des hommes se désirer, évoluer et jouir ensemble.
Au départ, le porno, c’était un monde lointain, une espèce de cercle vraiment privé pour de gros cochons. C'est simple : j'ai grandi à la "bonne époque" où le porno était vraiment marginal. Je n’avais que très peu de contacts avec ce monde : quelques affiches presque innocentes pour des revues coquines devant les kiosques à journaux, des annonces obscènes écrites sur les abribus et le fameux coin « porno » du Vidéo Futur. 
C’est donc à Vidéo Futur que j’ai eu mes premiers émois pour le porno, à une époque où Internet n’était qu’une idée à peine imaginable.  Des fois, je m’aventurais dans le rayons des thrillers et je passais discrètement la tête en essayant de ne pas me faire griller par le proprio. Il m'est arrivé d'espionner des clients qui passaient du temps dans ce rayon, ce qui me fascinait encore plus que l'objet de leur attention. Je n'oublierais jamais ce mec, quarantaine d’années, motard à boucle d’oreille, en adoration devant les VHS de productions américaines. Il était tellement dans son élément qu’il regardait méticuleusement chaque pochette, allant jusqu’à se coller la jacket des VHS pour scruter le moindre détail. Et ça, au delà de l’excitation que ça pouvait me fournir, ça me fascinait. Et ce qui me fascinait encore plus, c’était de voir cet homme contempler cet espèce de sanctuaire porno, faire son choix, se lécher les babines devant des vagins pénétrés par de superbes queues, des culs dilatés et de superbes bouches pulpeuses dégoulinantes de sperme. Le mec passait du temps sur chaque jacket qu'il regardait de haut en bas, la retournant et lisant toutes les mentions... Je sentais de la chaleur inonder mes cuisses parce que ce motard savait exactement ce qu'il voulait et n'hésitait pas, sans anonymat, à prendre son temps maintenant pour... prendre son pied plus tard.


Depuis, la fascination de la pornographie ne m'a plus quitté. Cela pourrait choquer mais la pornographie est devenu "mon truc", mon activité à moi, clandestine à cause du tabou social mais mon petit jardin secret. Je suis devenu un pornographe.
Plus tard, ce sont les téléfilms érotiques de M6 qui ont contribué à cultiver mon potager erotico-pornographique. Que ce soit les programmes coquins comme Sexy Zap ou les téléfilms « pour adultes », le dimanche soir était synonyme de soirée de sortie pour les films porno. Une sorte de bal de la sexualité où mon imaginaire allait être stimulé de façon tellement intense et tellement agréable que cela donnait aux dimanches des allures de jour du bonheur. Combien de films ai-je vu, toujours en cachette bien entendu, sans la moindre masturbation ? Je ne sais pas. Je garde en mémoire des titres comme « La comtesse impudique », « Malombra », « Un si violent désir » ou encore, mon préféré, à savoir « Les Yeux Du Désir » : des espèces de "tubes de ma jeune jeunesse" ! Peu importe le fait que l’érotisme limite les possibilités en raison de l’absence de détails, le peu qui était donné me suffisait à rêver au maximum « en attendant ». Mais surtout, les films erotiques ont mit en scène des femmes très désirables, désirées par des hommes encore plus désirables. Au delà de ça, je projetais mon avenir sur ces femmes qui, de toute évidences étaient tellement bien baisées mais surtout avait un pouvoir presque magique : celui de faire naître le désir. Alors, à l’aube de ma vie sexuelle, voir ces femmes attirer le désir, fasciner des hommes très gâtés par la nature, dans des cadres extrêmement idylliques, faire bander à l'infini, cela me plaisait même si l’absence de pénis bandant à l’écran me frustrait un peu. Combien de fois, je me suis surpris à rêver d’être ces femmes superbes que ces apollons espionnaient sous la douche en train de se caresser, ces femmes qui se faisait baiser dans des granges, sur des capots de voiture, dans des cabines téléphoniques, sur la plage, dans des voitures, dans des baignoires et, plus rarement, dans des lits ? Combien de fois, je me suis surpris à rêver de faire frissonner ces hommes bandants et transpirants, à les voir me suivre inondés par leur désir et voulait me faire, à mon tour, gémir comme ces femmes ? En les voyant pousser des cris de plaisir, j’arrivais presque à ressentir le désir qu’une telle situation pouvait procurer. Et je me surprenais même, plus tard dans ma vie, à les imiter… Car au final, j’ai vite appris que ce sont ces femmes qui sont désirées et courtisées qui mènent la danse. Elles sont des objets d’attraction, les hommes les dévorent comme les abeilles dévorent le miel. On les regarde comme j’avais envie d’être regardé, on les consomme comme j’avais envie d’être consommé et on les adore comme j’avais envie d’être adoré. J'ai poussé l'identification tellement loin que je suis devenu jaloux de ces femmes qui faisait la couvertures de revues dites "spécialisées" ou la page central. J'avais envie, moi aussi, d'être un objet de désir qu'on qualifie de "salope" ou de "grosse chienne" sur un chantier ou dans un camion. Je me voyais dans le regard des actrices qui posent devant des photographes qui se pourlèchent les babines et j'avais envie d'avoir, de simples consommateurs, qui se branlent devant moi et mieux encore : je voulais être celle qui les excite et qui les pousse à se branler sur ma photo et à la noyer dans des litres de sperme à en coller les pages.  
Je suis devenu un pornographe dès lors que tout ce qui touchait à la pornographie et à l’érotisme pouvait capter mon attention au détriment du reste et changer ma vision des choses.  Pire encore : les gens que ça impliquait. Non pas que je sois particulièrement friand des gamins qui se vantent d’avoir réussi à regarder le film de dimanche dernier mais je me souviens de l’effet produit sur moi lorsque je voyais un homme sortir discrètement de la maison de la presse avec un exemplaire de New Look ou de Hot Video. Pareil lorsque j’ai aperçu une collection de VHS porno dans l’armoire secrète du père d’un ami. Tout d’un coup, on voit les gens comme de vrais porcs, fous de sexe et on leur invente une vie sexuelle faite de plaisirs, de découvertes et de jouissances variées. Alors que "la société" les dépeint comme des marginaux, j'avais beaucoup de respect pour eux car ils représentaient le réalisme sexuel assumé. Car qu’est-ce qu’être un pornographe si ce n’est un être qui aime se plonger dans un film qui traite du sexe sans détours sans en avoir honte ?
La pornographie réelle n’est arrivée dans ma vie que quelques années plus tard où j’ai finalement pu voir pour de vrai, en long et en large, une belle pénétration vaginale. Je suis honoré d’avoir eu à attendre avant d’avoir cette formidable aventure car je pense que commencer d’emblée par le porno aurait peut être provoqué d’autres effets. Les téléfilms érotiques et les images de nu, même les plus graphiques, m’ont initié à l’art sexuel, m’ont servi d’entrée avant d’attaquer le plat principal qui a été le porno. Certains amis me prêtaient des VHS qui contenaient des enregistrements de pornos d’XXL. J’ai découvert mes premiers visionnages porno avec des acteurs français, espagnols et italiens. Philippe Dean, Tony Carrera, Fovéa, Laure Sinclair, Nacho Vidal, Julia Channel, Rocco Siffredi et d’autres étaient comme des idoles pour moi que je pouvais ranger au même grade que n’importe quelle popstar de l’époque. Une fois de plus, j’étais fasciné et envieux de ces femmes qui pouvait recevoir autant de queues en elles en même temps et gratifier de plaisir autant d’hommes en même temps. Je me fiais aux gémissements qu’elles poussaient pour mesure l’intensité du plaisir qu’elles devaient éprouver tout comme j’étais excité par les gémissements des hardeurs. J’étais juste excité à la vue d’une actrice chevauchant une énorme queue lisse qui la défonçait et je m’imaginais à sa place. Dès lors, je me suis confirmé dans ma situation de pornographe : Je me rêvais dans une orgie, accueillant des pénis durs et prêts à me défoncer. Car au final, mes rêves étaient mes fantasmes et mes fantasmes étaient mes voisins. Moi aussi j’avais besoin d’être réellement désiré puis baisé. 
Très rapidement, j’ai commencé à me concocter des pseudos travaux de recherches. Alors âgé de seize ans et peu expérimenté sexuellement, il m’arrivait de trainer dans des endroits chauds à Pigalle où les commerçants sont peu regardants sur l’âge des clients dès qu’il s’agit d’hommes. Je voyais ces pochettes de VHS et DVD humides, je bandais à l’idée de savoir que ces images photographiques avaient fait bander des hommes avant moi qui ont eu ces objets entre les mains bien avant moi. Mais je ne perdais pas de vue que la gagnante étaient la hardeuse car au final, c’est elle l’objet du plaisir ; elle est doublement désirée, à la fois par son ou ses partenaires mais aussi par les hommes qui veulent la voir en action. A cette époque, le net commençait timidement à pénétrer les foyers, au fur et à mesure que je me faisais pénétrer et j’aimais trouver, de temps à autre, des productions soignées, d’un bel esthétisme. Le sexe en lui même était secondaire, ce qui m’interessait réellement, c’était le contexte dans lequel la relation sexuelle était amenée, le naturel choisit par les acteurs pour passer de la pipe à la sodomie mais surtout les plans sur les pénétrations, la sensualité avec laquelle certains actes étaient réalisés et surtout… entendre et voir un homme jouir. Car, comme tout pornographe qui se respecte, la réalité, c’est que ce qui nous excite le plus au point de finir par en jouir également, c’est un homme qui jouit, de préférence avec le son car, quoiqu’on en dise, une éjaculation d’un homme bandant, c’est du plaisir et ça, en pornographie, c’est la chose la plus vraie…
Au final, je suis un pornographe et je suis heureux. Très heureux. Et je vous souhaite la bienvenue.
PS : Pas besoin de me traiter de pute, obsédé, pervers, garage à bites, bouche à foutre et autres "insultes" car non seulement c'est vrai mais en plus ça me conforte dans mon identité et me donne encore plus envie de repousser mes limites. Donc merci d'avance!