Fin des années 90 oblige, pour du porno, on a le choix entre la location de VHS ou XXL. Mon choix s'est porté sur l'emprunt d'une VHS contre une pipe taillée à Julien, un pote du lycée, entre 15h20 et 15h35. Outre le fait de lui avoir procuré du plaisir en lui faisant croire que j'étais suffisamment en manque de cul pour avoir à lui tailler une pipe de force (alors que ça m'a fait du bien à moi également), j'ai apprécié d'avoir emprunté une VHS à mon dealer de cul erotisé histoire de savoir "ce qui se faisait" en matière de X français.
Le contrat des anges est l'un des derniers pornos français qui ait résisté à l'homogénéisation du genre X. Avant les baises sauvages de Manuel Ferrara ou les acrobaties de Katsuni, le porno français, c'était un minimum d'intrigues, peu importe qu'elles soient réalistes ou pas, avec de belles scènes porno avec des gens "qui nous ressemblent". Oui, car, même si on peut être excité par de superbe silhouettes filiformes de bimbos décolorées ou d'hommes ayant l'impression de sortir d'une salle de sport, le porno qui excite, c'est celui qui met en scène monsieur et madame tout le monde. Le porno qui excite, c'est celui qui montre des fantasmes épurées, communs et joués par des gens encore plus commun car il donne l'impression qu'il est réel. En regardant le contrat des anges, c'est d'ailleurs ce que l'on se dit : le monsieur tout le monde qu'on croise en allant acheter sa baguette de pain est, sexuellement, comme nous, si ce n'est pire... Et tant mieux.
Le contrat des anges nous raconte l'histoire de cette pauvre Sophie, trompée par son mari qui l'agresse verbalement. Etant interprété par Bruno SX et son minuscule pénis, on comprend immédiatement la détresse de la belle Sophie, surtout que l'individu en question est laid et violent. Quoi de mieux qu'une fuite improvisée.
Sauf que... dans un porno, rien n'arrive par hasard. Car en moins de temps qu'il n'en faut, la pauvre Sophie (AnnaSophia) va tomber en panne sur la route. Croiser une bourgeoise (Laure Sainclair), Eugénie, qui va lui porter secours et lui montrer beaucoup d'intérêt ("vous êtes vraiment jolie....Hmmmm"), aller déjeuner avec elle dans une espèce de restau d'air de repos de campagne, écouter le discours de la dite bourgeoise sur le pouvoir de l'argent et voir que certaines femmes sont prêtes à se laisser défoncer par un dragueur relou (HPG) en échange de quelques billets de 500 françs. Bien entendu, le tout est atrocement mal joué, on sent que Laure Sainclair est morte de rire pendant les scènes et devant une situation aussi ridicule, je pense que je serai aussi pété de rire. Par contre, contrairement au film, je pense que je n'aurai pas accepté le moindre centime en l'échange de coups de bites de HPG car cet homme est tout simplement une bombe pornographique. Un baiseur qui déchire les chattes, pénètre en douceur et avec force en même temps en arrachant des cris de plaisir à sa partenaire et c'est un plaisir que de le voir au top de son art.
Cette scène étant terminée après une fabuleuse éjaculation faciale qui laisse nos deux héroïnes témoins d'une scène pour le moins riche en émotions, le spectateur découvre le cadre de vie de la chère Eugénie. Bon, elle vit dans un château, sa femme de ménage a une pure tête de salope et forcément, Sophie la prude n'a rien trouvé d'autre à faire que de sa balader avec un chandelier à la main et la chatte à l'air. Bof. Elle voit la femme de ménage se faire sauter par le majordome, un mec au physique ordinaire, excitant parce qu'il ressemble pour le coup à monsieur tout le monde mais qui baise tellement mal qu'on se demande ce qu'il fout dans un porno... Après cette première nuit, Eugénie et Sophie se retrouvent pour faire du cheval car chez les riches, on ne pratique ni stepper ni vélo, non, on sort le grand jeu car on a des chevaux à disposition qu'on aime monter à volonté... Ca finit en baise lesbienne dans la paille, un moment qui pourrait exciter mes collègues hétéros mais qui est ruiné par l'incapacité des deux protagonistes à jouer les lesbiennes crédibles tant on sent qu'elles pensent à leur chèque plus qu'à leur plaisir. Et oui : quand c'est forcé... c'est forcé. C'est laid. Cette scène aura permis juste de révéler le fait que Sophie a une soeur qui vit dans le château d'en face et qu'elle n'aime pas mais on en saura pas plus...
Après cette pause lesbienne haute en couleur mais basse en qualité, Eugénie décide d'organiser une petite fête mondaine en l'honneur de sa nouvelle invitée, une espèce de soirée "portes ouvertes" spécial chiennes de la jet set. Et là, le coeur de la candide Sophie ne battra que pour un seul homme : Ramon De Almeida (Philippe Dean). Cet homme lui volera son coeur, la séduira, la mettra sur un pied d'estale, de quoi attiser la jalousie d'Eugènie qui a du mal à se séparer de sa nouvelle petite protégée. Mais, en dépit de la danse de la séduction, rien de tout cela n'empêchera Ramon d'aller se taper une chienne qui trainait là... Car, dans le contrat des anges, on baise sans trop se poser de questions, chaque opportunité de s'envoyer en l'air étant bonne à saisir tant qu'on se fait du bien. Je ne vais même pas m'étaler sur cette scène car Philippe Dean n'est pas mis en valeur, les coups de queue qu'il donne sont trop mécaniques et la scène est assez banale. J'aurai aimé qu'il baise avec un autre mec en même temps mais bon.

Il se fait tard, tout le monde disparait et se dirige vers la maison voisine qui n'est que celle de la soeur détestée de la Marquise Eugénie. Mouais bof. Sophie espionne cette scène d'orgie vraiment naze où ça baise mal et mécaniquement. Seul bon point : c'est toujours excitant de voir Fovéa vider littéralement la queue de son superbe mari, Kevin Long. La voir astiquer sa bite et le faire jouir d'un superbe sperme nacré qu'elle gobe sans en perdre une goutte est toujours un festival de frissons pour moi. J'ai juste envie de me joindre à eux, de pousser Fovéa pour la dégager et de foutre la queue de son mari immédiatement dans ma gorge et de le pomper jusqu'à ce qu'il inonde ma bouche d'un tsunami de sperme avec lequel je jouerai, que je foutrais dans mon cul pour me doiter avec avant de monter sur sa queue pour qu'il me baise à nouveau et me remplisse cette fois. Pour ce qui est du reste de la scène, le niveau retombe vite en dessous... Cette scène d'orgie s'achève sur quelques éjaculations médiocres (à l'exception de cette de Kevin Long) mais aura vraiment bouleversé cette petite provinciale de Sophie qui fera un cauchemars érotique dans lequel son nouvel amant, Ramon (Philippe Dean) et son brutal mari (Bruno SX) baisent Fovéa. Bof. Deux queues moyennes pour une véritable gymnaste de la baise, c'est moyen. Je pense qu'ils auraient pu se permettre une double anale tellement les possibilité d'élargissement du cul de Fovéa sont justement larges. Tant pis !
Sophie est à présent amoureuse. Elle aime Ramon. Lui, c'est tout l'inverse de son mari : il l'aime, il lui offre des fleurs et il l'a sautée dans son bateau sans lui (presque) lui manquer de respect. Alors que faire ? Dans un premier temps, se confier à la Marquise Eugénie qui semble mouiller son string en soie à chaque fois qu'elle voit Sophie. Marrant que les deux n'évoquent pas leur tendre baise de la dernière fois... Une façon d'ignorer l'éléphant dans la pièce typique du porno des années 90 où "la vie reprend son cours" sans jamais choquer qui que ce soit. Eugénie aime Sophie et lui propose le plan de la mort : tu vas te faire niquer par Ramon et je vais tuer ton mari pendant ce temps et à mon retour tu vas tuer ma pétasse de soeur qui fait de orgies masquées chez elle en échange. Sophie est excédée mais...
Ramon, ce gentleman, reçoit la visite d'une amie à qui il offre une fleur. L'amie étant idiote et donc jouée par la célèbre Sylvia Saint et son front qui pourrait servir de piste d'atterrissage à un boieng 747, elle accepte donc de lui tailler une pipe pour le remercie de cette délicate attention. Les deux montent sur le toit du bateau, se déshabillent en laissant entrevoir des sous vêtements bidons pour Ramon dont la queue semble avoir grossi depuis qu'il a baisé Fovéa en rêve... La scène est presque banale, les plans sont ratés et la seule excitation réside non pas dans le cadre - une baise sur un toit de bateau quelque part en mer - mais dans l'idée que le gentleman est un vrai porc prêt à fourrer n'importe quelle queue tant qu'il y a une femelle aux orifices bien accueillants. Pas mal mais pas super non plus. Désolé, Phil, mais je te préfère plus bourrin et plus imaginatif que dans cette scène!
Sophie n'a même pas le temps de réaliser ce qui lui arrive que la Marquise l'a prévient : son mari est enfin mort ! Après une scène d'explication hyper mal jouée, c'est au tour de Sophie d'aller tuer la méchante soeur de la Marquise, une habituée des call girls.
La scène est tout aussi ridicule avec son lot de clichés : les deux femmes vont se brouter avec autant de talent que Laure Sainclair en a pour la chanson, c'est à dire "rien du tout". Avant de mourir, Sophie découvrira que la femme qu'elle tue n'est autre que la Marquise qui était réellement amoureuse d'elle... Comme c'est triste. Cela dit, cette scène s'achève avec une Laure Sainclair qui ne sait réellement pas jouer la comédie, surtout lorsqu'il s'agit de jouer la morte et une AnnaSophia qui joue aussi bien les surprises que Roselyne Bachelot anime les émissions :
En résumé, le contrat des anges n'est pas le genre de film à rafler des oscars mais c'est un bon classique français qui devrait faire l'objet d'un remake ou une version gay (si vous souhaitez me filer un poste de consultant, je signe tout de suite!) tellement il est culte et pas que pour de bonnes raisons... Certains détails rendent le film monstrueusement cheap et je regrette la présence de Bruno SX qui n'est pas parfaitement taillé pour ce rôle. HPG aurait pû être solicité à nouveau vu l'excellent travail qu'il a fourni et vu son endurance mais bon... Le contrat des anges est ce qu'il est : un bon film pour jeunes adultes qui veulent explorer le mythe de la rencontre qui change tout et donne envie de se donner encore plus et encore mieux.




